Le travail des morts ; une histoire culturelle des dépouilles mortuaires

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Le travail des morts ; une histoire culturelle des dépouilles mortuaires

Traduction Helene Borraz  - Langue d'origine : Anglais (etats-unis)

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Il y a presque 2 500 ans, Diogène demandait à ses disciples qu'à sa mort ils jettent son corps par-dessus le mur, où il serait dévoré par des bêtes sauvages. Quelle importance puisqu'il aurait quitté ce monde ? Cet ouvrage vise à comprendre pourquoi et comment Diogène, à rebours de toute logique culturelle, fit scandale. Pourquoi - quel que soit le contexte religieux et idéologique, et même lorsque la croyance en l'âme est imprécise - le corps sans vie est-il considéré, en tous lieux et à toutes époques comme important ? Comment la persistance de l'être se substitue-t-elle au corps mort ? Car les vivants ont bien plus besoin des morts que l'inverse, et les morts sont à l'origine de mondes sociaux. Mobilisant poésie et peinture, architecture et médecine, statuaire et géographie, littérature et théologie, ce grand livre délimite les manières dont les morts ont façonné le monde moderne, malgré le désenchantement supposé de notre ère. Trois questions le structurent. « Où sont géographiquement les morts ? » Laqueur décrit la naissance, au Moyen Âge, du lieu de repos dominant des morts - l'enclos paroissial - et expose les raisons pour lesquelles, aux XVIIIe et XIXe siècles, il fut largement supplanté par le cimetière moderne. « Qui sont les morts ? » explicite les raisons qui ont conduit, depuis le XIXe siècle et à une échelle sans précédent, à réunir les noms des défunts sur de longues listes et des monuments commémoratifs et, inversement, en quoi le fait d'être enterré sans nom est devenu insupportable. « Que sont les morts ? » éclaire l'échec de la crémation - la transformation du corps en matière inorganique indifférenciable : comment cette technique sophistiquée commencée comme une fantaisie moderniste visant à dépouiller la mort de son histoire, est venue buter sur l'inacceptable anonymat des cendres du Génocide. L'originalité foncière de Laqueur est de révéler les manières dont les morts font la civilisation à grande échelle et au niveau intime, en tous lieux et en tous temps ; leur poids historique, philosophique et anthropologique est immense et presque sans limite ni comparaison.

  • EAN 9782070178469
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 918 Pages
  • Longueur 23 cm
  • Largeur 14 cm
  • Épaisseur 4 cm
  • Poids 1 016 g
  • Distributeur Sodis

Rayon(s) : Sciences humaines & sociales > Anthropologie > Anthropologie sociale et culturelle

Grand format
35.00 €
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